Rechercher
  • Anne-Fleur Andrle

De l'autre côté du micro avec Marine Baousson, Vulgaire & Parodicast

Dernière mise à jour : janv. 29

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro.


Dans cet épisode, Marine se confie à propos de l'histoire de ses podcasts et nous parle des épisodes qui l'inspirent :

Écoute l'épisode avec Marine Baousson juste ici.




Aujourd'hui, comme tous les quinze jours, j'ai le plaisir de te faire découvrir une de tes podcasts préférées de l'autre côté du micro. Bon, je n'ai jamais su tenir les secrets. Mon entourage le sait. Je suis une véritable catastrophe depuis que je suis toute petite. Alors si tu me suis sur Instagram, tu sais sans doute déjà que mon invitée du jour est bretonne comme moi et que le premier confinement de 2020 l'a menée à créer le concept de son podcast, Vulgaire. Dans ce petit bijou, Marine Baousson démystifie des concepts aussi variés que les marées, la scientologie ou encore la langue des signes, de manière drôle, décalée et vraiment pas prise de tête.


Humoriste podcasteuse de grand talent, j'ai déjà eu l'occasion de parler d'elle à mes abonnés lorsque ce podcast n'était qu'une newsletter il y a encore quelques mois, et c'est comme ça qu'on s'est rencontrées. Aujourd'hui, on parle dans cet épisode de la genèse de ses podcasts ô combien essentiels à mes oreilles, du fait de se lancer dans le podcast sans absolument rien y connaître et de rafler quand même tous les prix. Le tout à moins de six mois d'intervalle. Coucou la performance ! Et, entre autres choses, des inspirations podcast de Marine.

Anne-Fleur Andrle

Merci beaucoup d'être là et d'avoir accepté mon invitation. Est ce que tu pourrais te prêter pour commencer au jeu des présentations, me dire un peu qui tu es ? Est ce que le podcast, c'est toute ta vie ? Et puis, peut-être commencer par tout ce que tu nous parles là, tout de suite.


Marine Baousson

En gros, je suis dans la cuisine de mes parents. Elle est plus grande que chez moi. La cuisine est immense. Toi, t'es en Amérique, donc tu dois avoir l'habitude. Mais franchement, c'est plus grand que chez moi. Leur arrière cuisine est plus vaste que ma cuisine, ma salle de bain et mes toilettes réunies. J'ai 34 ans et je suis humoriste. Et donc non, le podcast n'est pas toute ma vie. Le podcast, c'est une nouvelle partie de ma vie depuis quelques mois maintenant, mais pas depuis très longtemps. Mais heureusement que j'ai le podcast parce que comme je suis une artiste non-essentielle, sinon, je pense que je tournerais en rond et je deviendrais folle. Je pense que j'arrêterai ce métier s'il n'y avait pas le podcast. C'est fou parce que le podcast, là, j'ai l'impression de me jeter dedans. Mais c'est vraiment ma bouée. S'il n'y avait pas ça, je crois que je tournerai vraiment tellement en rond. Ça serait déprimant, quoi.


Anne-Fleur Andrle

Tu ne dois pas trop tourner en rond maintenant, non? Parce que tes podcasts cartonnent. On va y revenir. Est ce que tu pourrais me dire les noms, justement, de tes podcasts?


Marine Baousson

J'ai vulgaire que j'ai lancé le 1er juillet. J'ai ParodiCast, que j'ai lancé le 17 décembre et qui s'arrête demain (ndlr au moment de l'enregistrement début janvier 2021). Et puis j'avais fait un podcast à Ground Control avec Alex Blomme et plein de copains, ça s'appelait Page blanche.


Anne-Fleur Andrle

Est ce que tu pourrais nous expliquer un peu le concept de tes podcasts? On peut commencer, par exemple par Parodicast.


Marine Baousson

C'est un podcast dans lequel on a décidé de parodier les podcasts qui existent ou les concepts de podcasts qui existent.


Anne-Fleur Andrle

Et en fait, dans ce podcast là, tu n'étais pas du tout toute seule, puisque on a l'impression que c'est une grosse bande de potes qui s'éclatent au micro. C'est bien ça?


Marine Baousson

Oui, en fait, c'est des parodies podcasts et en fait, Vulgaire et Parodicast sont nés à peu près en même temps, c'est à dire pendant le premier confinement. En fait, je me suis lancée dans Vulgaire et j'y suis allé à fond et Parodicast, en fait, ce qui est drôle, j'avais ma copine Laura Domange au téléphone et on se disait "Bon, on tourne en rond, on ne sait pas trop s'organiser, on ne sait pas trop comment bosser, on ne sait pas trop quoi faire". Et moi, je lui dis Ecoute, j'ai cette idée là, si tu veux on essaye. Donc, en fait, ce qu'on s'est dit, c'est tous les jours on s'appelait une heure pour travailler là dessus. Et vraiment une heure, c'est à dire que si on s'appelait à 15h30 à 16h30, c'était terminé. Et si on parlait une demi heure avant de nos vies, de ce qui s'était passé dans notre confinement, eh bien tant pis. Parce qu'en fait, on raccrochait, on s'appelait vraiment à l'heure et on raccrochait vraiment à l'heure. Et en quatre ou cinq appels, on a écrit "une couille à soi" qui nous a fait bien rigoler. Et après, j'ai eu d'autres copines au téléphone qui me disaient "mais c'est vrai que c'est dur, j'arrive pas trop à m'occuper, à m'organiser, à trouver de la créativité". C'était Bérengère Krief et Nadia Rose. Et je leur ai dit à tous les deux "Si vous voulez avec Laura, on m'a commencé ça. Est ce que vous voulez vous joindre à nous pour un épisode ou plusieurs ?" Et en fait, ça les intéressait aussi. On a fait le même processus pour "l'énergie de l'énergie". Et ce qui était super drôle, on était beaucoup plus, donc ça mettait beaucoup plus de temps. Et ce qui est quand même drôle, c'est que Bérengère, elle, consomme beaucoup, beaucoup, beaucoup de ses podcasts. Donc elle était très, très au fait, elle avait tout le vocabulaire, et rajoutait des trucs. C'était super drôle. On a écouté vachement de ces trucs là. On a mis en commun, on a beaucoup échangé. On a beaucoup ri aussi. Ça nous a donné vraiment un but dans la journée. J'ai laissé un peu tomber ça en me disant je le ferais plus tard. Et finalement, quand Vulgaire a marché, je me suis dit que j'avais envie de continuer dans le podcast. J'ai l'impression que le podcast, c'est le nouveau YouTube. Et là, j'ai plein d'idées et j'ai plein d'envies. Du coup, je me lance là dedans à fond. Je vais faire comme vulgaire. Je vais le faire moi même toute seule. Et donc, du coup, ça m'a permis, pendant le deuxième confinement de travailler avec plein de gens. Mais comme ça coûte cher à produire. Je n'ai pas payé les comédiens qui ont eu la gentillesse d'écrire et d'enregistrer avec moi. Mais j'ai payé ma graphiste qui a fait un travail incroyable et bien sûr, les monteurs. Et donc tout ça, ça coûte de l'argent. Et ça, c'est l'argent qui revient pas. C'est sur mes fonds propres. C'était un podcast où je ne savais pas si ça allait fonctionner. Je ne savais pas si les revenus publicitaires seraient à la hauteur de mes dépenses. Enfin bref, je voulais faire plus ! Et puis ... Il y en a eu des parodies que je n'ai pas sorties parce qu'elles ne fonctionnaient pas. C'est le problème des parodies, c'est à dire qu'on se lance dans un truc et si ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas et c'est ce qui s'est passé sur une parodie en particulier qu'on n'a pas sorti. Et par exemple, une "couille à soi" qu'on a réécrite et réenregistrée parce qu'en fait, on s'est rendu compte que la première était pas bien. On a rebossé, on a refait, on a repris. Et du coup, c'est plus juste.


Anne-Fleur Andrle

Et tu avais un casting incroyable aussi !


Marine Baousson

Mais oui, je voudrais faire une saison 2 du coup. Peut-être pour cet été ou l'été d'après, ou pour les vacances de Noël suivantes. Mais je me dis qu'il y a un truc. Il y a un truc à faire. C'est rigolo, quoi.


Anne-Fleur Andrle

Mais c'est clair. Écoute, je nous le souhaite pour le prochain Noël parce que t'as trouvé un truc vraiment super marrant et fin, donc vraiment bien joué. Rien à voir sinon mais je me demande : est ce que tu as eu peur de vexer les gens, de mettre des podcasts à dos ?


Marine Baousson

J'avais hyper peur de blesser des gens. La plupart des gens, je les ai prévenus à l'avance qu'il y aurait une parodie. Par exemple, Julie de Vénus s'épilait-elle la chatte, je la connais, elle m'a dit "j'ai super peur". Alors je lui ai tout envoyé au fur et à mesure pour qu'elle le voit, parce que je la connais et que je ne voulais pas la blesser. Et puis, parce que c'est pas le sujet. Après, je ne pense pas que ma parodie soit offensante. Mais par exemple, quand j'ai fait la Matrescence, j'ai envoyé un message à la personne qui la fait, elle m'a dit "C'est gentil de me prévenir". Elle ne m'a pas fait de retours dessus, mais je l'ai prévenue. Deux heures de perdues, je les ai prévenus aussi. Ils m'ont pas fait de retour non plus, mais parce que je ne sais pas s'ils l'ont vue. Et puis, il y en a d'autres où je les ai pas prévenus, parce que déjà, j'ai les pétoches d'offenser les gens. Et puis, par exemple, Voxx, je ne les ai pas prévenus parce que c'est une grosse boîte et que je me suis dit je voyais un gros truc et donc je me suis dit je ne vais pas les prévenir. Et en fait, ils m'ont écrit en disant "mais tu ne nous crédites pas ? ". Non, parce qu'en fait, je n'ai pas imaginé une seule seconde qu'ils le verraient. En fait, mieux vaut prévenir les gens. Au final, je pense que c'était une erreur. Pareil, on a fait une couille à soi, qui n'est pas une parodie de couilles sur la table particulièrement. C'était une parodie des podcasts féministes. On cherchait un nom en rapport avec Couille. On trouvait ça drôle, car il y a une sacrée paire d'ovaires. Donc on a cherché un titre et après on a écrit quelque chose. Mais il y a une fille qui m'a mentionné en disant "mais tu ne crédites toujours pas les podcasts ?". Bah non, parce que ce n'est pas une parodie. Je l'avais mentionné, donc j'ai peur de blesser les gens. C'est sûr, mais on essaye de faire des choses bienveillantes. On se moque pas. J'espère qu'on ne se moque pas vraiment du fond, mais plutôt de la forme. C'est notre but, en tout cas. Quand on a fait le podcast, par exemple sur les jeux vidéo, on s'est basé sur des trucs qu'on a vu, c'est à dire les gens qui parlent avec des mots techniques qu'on comprend pas et qui comparent à d'autres trucs. Y a pas de jugement de valeur dans ce qu'on raconte. En fait, c'est pas moins intéressant que n'importe quoi. On s'attache à la forme et donc, en se basant sur cette forme, le fond vient naturellement et voilà. Mais le but, c'est de ne pas blesser. Et si ça vous blesse, c'est que la parodie ratée. Ce n'est pas impossible qu'elle soit ratée. Mais le but, c'est pas vraiment ça. On n'a pas fait ça en se disant on s'en fout des gens qui nous écoutent, on s'en fout des gens dont on parle quand on parodie. Au contraire, on parodie ces gens parce qu'on les aime et parce qu'on aime les podcasts.


Anne-Fleur Andrle

Wahou, la belle déclaration d'amour aux podcasts, c'est joli.


Marine Baousson

T'as vu ça? C'était quand même dans un grand monologue hyper égocentrique.


Anne-Fleur Andrle

Mais non. Non, mais par contre, après, je pense que ça peut être aussi assez flatteur pour un podcast d'être parodié. Ça veut dire que tu les entends tout simplement, que tu les connais, comme tu dis. T'es bienveillante dans ton approche. Je crois donc que oui. Je pense que ça peut être un peu un peu flatteur. Bon, ça, c'était pour Parodicast que tu as sorti pendant les vacances de Noël 2020. Est-ce que tu pourrais nous parler un peu de Vulgaire, qui est le premier podcast que tu as sorti en juillet dernier. Est ce que tu pourrais nous expliquer un peu les objectifs et le concept de ce podcast.


Marine Baousson

C'est de la vulgarisation de trucs par quelqu'un qui n'y connait rien. Donc, c'est moi, j'y connais rien. Et en fait, mon idée, c'est de me dire je vais prendre tous ces sujets dont j'entends parler depuis toujours et que j'ai l'impression que je connais. Mais en fait, je connais pas du tout. Je les étudie et je les transmets de manière amusante pour les gens qui sont comme moi et qui n'osent pas l'avouer. C'est très vaste, du coup, parce que j'ai fait un sujet sur Amélie Mauresmo et un sujet sur la radioactivité. Ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte que ça me demande le même travail, c'est-à-dire que pour la radioactivité, j'ai déjà oublié ce que j'avais compris. Et sur Amélie Mauresmo de voir toute la vie, d'aller chercher les interviews où il y a des choses intéressantes qu'on entend pas partout et qu'on sait pas déjà. En fait, ça demande aussi vachement de temps. Donc, en fait, tout ça prend du temps. Et puis après? Une fois que j'ai compris, une fois que j'ai l'impression d'avoir bien saisi tout, de le retransmettre de manière marrante. Par exemple, hier, j'ai enregistré un épisode sur les marées qui sort la semaine prochaine. Et franchement, c'est une galère à expliquer. Quand tu dis oui, le point le plus proche de la Lune par rapport à la Terre est en opposition avec la force centrifuge. En fait, c'est hyper technique. Et comme en plus, moi, je me rends compte que souvent, je comprends parce qu'il y a un dessin. Essayez de le faire comprendre alors qu'il n'y a pas de alors que c'est que de l'audio, c'est très compliqué. J'ai super peur de me planter, notamment sur les marées. J'ai peur que les gens ne captent pas et lâchent. Donc on verra. Mais c'est un peu long. Et du coup, l'idée, c'est quand même aussi de le faire de manière amusante et que les gens rient alors plus ou moins. Ça dépend des épisodes, mais en tout cas, que ce soit léger. En fait, je veux faire un podcast qui ne soit pas savant, c'est-à-dire que même s'il y a des mots que j'estime compliqués, je me dis franchement, tout le monde connaît. En fait, je fais la maline, mais je ne savais pas ce qu'il y avait à Marignan. Je fais la maline, mais je ne savais pas qui c'était Mata Hari. Donc, en fait, autant que j'explique les mots qui me semble compliqué parce que au final, c'est le principe de cet épisode. Le principe de ce podcast, c'est à dire que ce soit accessible à tout le monde. Alors, le seul truc qui peut être pêché, c'est un peu les références. Parce que oui, je suis vachement dans mes références. Friends, c'est la pop culture de ma génération, en fait. Par exemple, l'autre jour, on regardait un truc à la télé. Il y avait ma tante et ma mère et mon père, et les trois en même temps m'ont dit "ça veut dire quoi ken"? Et pour moi, c'est une évidence. Je connais ce mot. Ça fait longtemps que je l'utilise, mais en fait, je me rends compte aussi que j'ai tendance à utiliser des mots parfois qui ne sont pas mauvais. J'essaie d'expliquer la radioactivité avec le mot ken, mais les gens ne connaissent pas le mot ken non plus. Donc voilà, j'essaie de faire attention maintenant. En fait, il y a des gens qui me suivent, donc c'est que ça leur parle. Voilà,


Anne-Fleur Andrle

Du coup, je suis curieuse puisque tu le dis, tu parles de sujet, tu expliques des concepts hyper diverses. Ça te prend combien de temps de recherche, en fait, pour être à même justement de réexpliquer ce que tu as compris, ce que tu as appris à un public de novices comme nous ?


Marine Baousson

Ça dépend vraiment. Je dirais entre un jour et deux jours. En fait, j'essaie de comprendre plein de choses. J'essaie de revoir, de voir d'autres explications. Mais ça peut aller beaucoup plus vite. Ça dépend. Mais en moyenne, entre 1 et 2 jours de recherche, un jour et demi. Et puis après, il y a l'écriture, qui prend du temps aussi. Et ça, c'est long, ça dépend. Mais maintenant, je me déculpabilise sur les vannes. Avant, je me disais qu'il fallait absolument que beaucoup de vannes. Et maintenant, je me dis juste bon, je pense qu'il y a moins de vannes, mais je pense que dans la tête des gens, c'est un podcast qui est marrant. Donc, je n'ai plus besoin de faire autant de vannes que ça. Des fois, moi, je me dis "oh la la, mais ce podcast est raté ou cet épisode, il est pas assez drôle" et il y a des gens qui me disent "Mais qu'est ce que j'ai ri" alors moi je me dis il y a trois vannes, c'est gênant. En fait, je pense que les gens se disent c'est feel good. En tout cas, c'est sympa et j'ai une voix sympa, un peu fun. Mais dans ma tête, je me dis c'est perçu comme léger, donc les gens ont tendance à rire quand ils comprennent le principe du podcast. Enfin je dis ça, je fais des suppositions.


Anne-Fleur Andrle

Non, mais je pense que t'as raison. En tout cas, il y a un épisode, moi qui m'a vachement marquée ou même touchée. Je crois que c'est l'épisode avec ton papa sur le Tour de France. On sent que lui comme toi, en fait, vous êtes super fiers et super heureux de faire ça ensemble. T'es assez marrante dans ton approche. Ton Papa est hyper connaisseur du Tour de France. Même toi, je crois que tu t'attendais pas qu'il connaisse autant de trucs. Et puis c'est un épisode qui est un peu plus long.


Marine Baousson

Il fait 45 minutes. Les épisodes classiques durent entre 10 et 20 minutes à peu près. Mais pour le coup, quand il y a des trucs avec des gens, c'est plus long, ça dépend. Après mon père, il était très bavard car il était trop content de parler de ça et de parler de ça avec moi. Moi, j'ai découvert plein de choses sur mon père et c'était intéressant. Je savais qu'il était passionné. Mais je ne le savais pas aussi connaisseur et j'ai trouvé qu'il parlait hyper bien. A Noël, on lui a offert des bouquins sur le cyclisme. Moi, je pensais qu'il en avait marre, mais en fait, il peut pas en avoir marre. Il est trop passionné pour ça. C'est trop rigolo. Donc moi, j'ai appris vraiment des trucs avec mon père et c'était chouette. Et d'ailleurs là, sur les marées, on va l'entendre deux secondes. Il trouve des idées. Il me donne des vannes. Il est trop marrant.


Anne-Fleur Andrle

Comment est-ce que tu choisis justement tes sujets? Est ce qu'on les suggère? Est ce que tu les trouves toutes seules?


Marine Baousson

En fait, je ne saurais trop dire. J'ai fait des listes. Parfois, on m'envoie des messages sur Instagram. Par exemple, on m'a envoyé un message, on m'a dit "et le gluten". Ah ouais, c'est intéressant. Donc je note. Dans quinze jours, il y aura un paquet sur les Quatre Accords toltèques. Et ça, c'est ma meilleure amie qui m'a dit "Tu pourras pas faire les quatre accords toltèques" et je trouve que c'est intéressant. Mais en fait, souvent, y a plein de gens aussi qui m'écrivent et qui me disent tu pourrais nous expliquer pourquoi ce truc ou pourquoi ça? Et le pourquoi c'est pas quelque chose qui fonctionne dans mon podcast. Il faut un sujet vaste, mais c'est pas un pourquoi il y a ça? Et après, je te dis ça va être vaste. Là, je suis en train de réfléchir. Je vais faire un épisode sur Jean Moulin, un épisode sur La belle du Seigneur aussi, qu'un truc qu'on m'a conseillé. Franchement, je ne saurais pas te le dire. Je pense que maintenant j'ai un peu plus l'habitude, parce que j'en ai écrit 40. Donc je pense que maintenant, je vois aussi ce que je peux faire des sujets ou pas. S'il y a des trucs à dire suffisamment intéressants ou pas, quoi. A la base, je voulais faire un épisode les épisodes de Vulgaire tous les tous les lundis et je voulais faire un épisode sur un jour sur deux pour parodier Cast. Et je voulais faire des petits Vulgaire et j'en avais écris un sur d'idole, par exemple, où je m'imposait que ça fasse juste une page et en fait donc, par exemple, Diddle. C'est un sujet que je voulais faire, mais il n'y a pas grand chose à dire. C'est assez rapide, quoi? Et donc, effectivement, ça marchait bien dans le petit vulgaire.


Anne-Fleur Andrle

Alors parlons technologie un petit peu pendant la première. Pendant la première vingtaine d'épisodes, tu le dis en fait que t'es enregistré ces épisodes pendant le confinement sur ton iPhone. Oui, c'est ça. Et maintenant, je te vois en vidéo, t'as un joli micro, t'en es ou du coup de thon de ton équipement. M'enfin, utilises quoi et comment ça se passe en terme d'équipement, alors?


Marine Baousson

Tu sais que ça, c'est un truc qu'on m'a prêté pour Parodicast. C'est même pas mon Zoom. C'est un pote à moi qui m'a prêté, Alex Blomme qui est super. En fait, pendant le confinement, je me refusais à commander des trucs parce que je trouvais que ce n'était pas cool de forcer des gens à sortir et à faire des choses pour moi pour me rendre service. J'ai fait ça sur mon iPhone et au final, le son est correct. Alors c'est sûr qu'il y a des meilleurs sons que ça. Mais bon, ça passe en fait, et c'est pour ça que c'est ça que je trouve génial dans le podcast, c'est qu'on peut vraiment faire ça tout seul et gérer ça comme on peut. La chance que j'ai eue, c'est de travailler avec Guillaume Bera, qui a fait les montages des 21 premiers épisodes de Vulgaire. C'est son métier de faire du son. Donc, en fait, il a aussi su me donner des informations, m'expliquer, faire en sorte que ça sonne bien, quoi. Par exemple, la semaine dernière, j'ai sorti un épisode bêtisier où j'ai parlé. En fait, je n'étais pas chez moi quand j'ai du enregistrer ça et j'ai fait sur mon iPhone et ça s'est très bien passé. Je pense que ça s'entend un peu si tu tends l'oreille, mais ça passe. Au début, je me disais vous savez quoi ? Les gens ne payent pas, en fait. Et en fait, c'est bête. Mais ça fait descendre la pression de ouf. Parce que quand j'ai fait une école de Café-Théâtre, quand je suis arrivée à Paris il y a longtemps, vraiment genre 2007 ou 2008. Bref, il y a longtemps, un des premiers trucs qu'on nous a dit en cours, c'est combien vaut votre spectacle? L'avantage, c'est que je ne fais pas payer aux gens. Ça m'enlève aussi une sorte de pression. Et il y avait quelqu'un qui avait dit "oui, c'est de la merde", je sais pas quoi. Je dis que tu n'es pas obligé d'écouter. Et en plus, tu payes pas. Vraiment, je vois pas pourquoi tu te plains, en fait. Je suis contente que les gens écoutent. Mais vraiment, tu l'écoutes pas si ça te plait pas. Y a rien qui te force. Même l'idée que les gens peuvent quitter le podcast si ça leur plait pas ça, moi, je ne le saura jamais. En fait, c'est très troublant de faire quelque chose parce que j'ai l'impression que je fais le même métier en fait, en faisant des podcasts et en faisant de l'humour sur scène. La seule différence, c'est que je n'ai pas de retours directs des gens. C'est une chance dans la mesure où si quelqu'un n'écoute plus podcast en gros, c'est "se casse et se barre". En fait, quand moi, je suis sur scène. Si les gens se cassent, je le vois. Et ça, ça me perturbe terriblement. Par contre, les rires, les entendre en direct, c'est hyper puissant et hyper fort. C'est empouvoirant. Il y a plein de choses super positives et ça, c'est agréable. Le podcast, les gens les écoutent pas, ils écoutent pas. Et moi, je ne le saurai jamais. Et finalement, c'est un truc hyper agréable pour l'ego, c'est à dire que tu fais quelque chose et personne va venir te contredire.


Anne-Fleur Andrle

N'empêche que c'est un vrai sujet. Les critiques, je comprends comment tu les reçois et comment est ce que tu les gère après ? Est-ce que tu leur réponds? Ou est ce que tu es plus en mode "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" ?


Marine Baousson

(rires) Par rapport à Parodicast, je n'ai pas beaucoup de retours négatifs parce que le monde du podcast est un monde vraiment bienveillant. Je pense que si j'avais fait des vidéos de tout ça, ça aurait été très différent. Mais en l'occurrence, c'est ce que je te disais. Les gens ne sont pas obligés d'écouter, mais par contre, quand ils écoutent, c'est un vrai choix. Il n'y a pas de. Par défaut, je crois, donc c'est un vrai choix. Je trouve que c'est vraiment une communauté très bienveillante. Les gens qui écoutent des podcasts en général. En fait, je n'en ai pas tant que ça. Des critiques négatives. Et puis celles que j'ai, ça ne veut pas dire que les gens n'aiment pas que tout le monde aime, que ça veut juste dire que les gens n'écoutent pas si ça leur plait pas quoi? Et puis, si c'est constructif, ça ne me dérange pas. Il y a quelques critiques négatives, mais je dis à quelqu'un qui dit "on dirait moi qui essaye d'expliquer un truc à mes potes quand j'étais en quatrième" et moi, j'étais là. C'est exactement le principe du groupe de podcast, donc, t'as très bien compris. Tu trouves ça négatif, mais moi, je trouve ça positif. Aussi que je suis un peu insupportable et autocentrée. Bon, bah oui, je fais un podcast, je parle de moi toutes les 3 secondes. Bon bah voilà. Ça va parce que c'est jamais très méchant. Et puis, si ça l'est, c'est très peu et c'est pas du tout comme sur Instagram ou sur Facebook, par exemple. J'ai eu une vidéo qui est sortie de moi sur Topito et que j'avais fait il y a presqu'un an maintenant et où la violence de tous les commentaires est folle. D'ailleurs ils l'ont ressortie il n'y a pas longtemps, ils l'ont ressorti. Et quand tu regardes les commentaires, c'est de nouveau grossophobe. Lesbophobe, c'est tout-ce-que-tu-veux-ophobe. Ou "elle pense qu'elle est humoriste". Je pense pas que je suis humoriste, je suis humoriste, c'est mon métier. En fait, j'arrive aussi à faire la part des choses, mais je pense qu'il faut pas répondre, sauf si on est vraiment blindé. Par exemple, il y avait une fille qui avait commenté cette vidéo, notamment en disant "Elle me dégoûte". Et donc, en fait, j'avais trouvé ça violent de la part d'une femme. Puisque c'était beaucoup des hommes qui se foutait de ma gueule et qui étaient désagréables, qui notaient que j'étais grosse ou lesbienne ou je sais pas quoi. Et donc j'avais répondu "ah carrément" juste ça. En fait, elle m'avait enchainée sur deux messages très longs pour m'expliquer à quel point j'étais une merde et à quel point j'étais conne, à quel point j'étais grosse. Et en plus, je me la pétais parce que je lui répondais. Je crois qu'il faut plus répondre. Mais l'avantage du podcast, c'est aussi une des raisons pour lesquelles j'aime tant ça, c'est que les gens sont gentils.


Anne-Fleur Andrle

Je pense que tu ne reçois pas et tu ne touches pas les mêmes personnes quand tu fais de la vidéo versus du podcast. Et je pense que t'as raison que la communauté podcaste est très bienveillante aussi.


Marine Baousson

Les gens sont bienveillants avec toi, toi aussi ?


Anne-Fleur Andrle

Ouais, honnêtement, je pense que je suis très gâtée sur mes trois podcasts. Ils ont toujours été accueillis avec beaucoup de chaleur et de bienveillance. Et puis, on en parlait d'ailleurs dans le tout premier épisode, de l'autre côté du micro avec Pauline Grisoni. Je crois que j'ai tendance si j'ai 10 retours et qu'il y en a un qui est négatif à retenir que celui qui est négatif. Alors que les neuf autres sont positifs et encourageants. Et donc, là, maintenant, je travaille un peu à remettre un peu d'équilibre dans tout ça. Et cet avis négatif ne compte pas lui même plus qu'un des neuf autres et je pense que c'est important.


Marine Baousson

Et puis surtout, moi, je me dis mais ça dépend comment c'est dit, si c'est un retour constructif, ça passe. Mais en fait, j'ai du mal à comprendre la démarche qui consiste à dire à quelqu'un "Je pense que tu fais de la merde".


Anne-Fleur Andrle

T'es pas content, soit. C'est dommage, mais zappe et finalement, ça prendra vachement moins de temps que de venir me l'écrire.


Marine Baousson

Ouais, c'est comme par exemple là pour Parodicast, je te disais qu'il y a quelqu'un qui m'avait dit "Tu n'as pas identifié les couilles sur la table ?", le temps mental que ça m'a pris. En gros, c'est quelqu'un qui m'a écrit ça le 31 décembre à 22h30. Moi, j'ai lu ça à 22h 33. Et c'est à dire que d'un coup, tout s'est arrêté. Ma soirée. On était en plein jeu. J'ai arrêté, j'ai réfléchi à ma réponse. Ça m'a pris une demi heure et je me suis dit "Mais pourquoi ?" En plus, la personne n'était même pas méchante. C'est juste que je trouvais que, peut être, son ton était un peu accusateur. En tout cas, je me suis sentie accusée alors que j'avais l'impression d'avoir fait bien les choses, les gens avec qui j'étais motivé, m'ont dit "c'est pas la vie, en fait. Donc tu laisses et tu vois". Moi, je me disais mais pourquoi cette personne m'écrit à 22H32. Je me suis posée trop de questions pour un truc qui est un micro événement et dont je me souviendrai pas dans quatre jours. Et ce qui est drôle, c'est que j'ai fait une réponse. J'ai réfléchi une réponse pour avoir l'air sympa pour machin. Et la personne n'a pas répondu à mon message. En plus, les gens s'en foutent. Il faut s'en foutre autant que moi, je crois.


Anne-Fleur Andrle

Je pense que tu as complètement raison et bravo pour ce recul. Du coup, tu as répondu un peu je pense à la question j'allais te posée. C'est à dire que les humoristes, on les retrouve quand même plutôt sur YouTube. Très peu en podcast. Et ce que tu fais c'est assez nouveau. Ça a été quoi, le déclic pour toi pour te lancer sur ce type de média, sur le format podcast ? Et t'écoutais quoi comme podcast avant ou t'écoutes quoi? Est ce que tu te souviens du premier que t'as écouté?


Marine Baousson

Je pense que c'était à bientôt te revoir. C'est sûr. Bah oui, évidemment. Sophie-Marie, c'est quand même un peu la reine. Je trouve. C'est par là que je suis arrivée au podcast, bien sûr. Et je me rappelle j'étais sur le c*l parce que je me disais mais elle remplit des salles de gens qui viennent écouter. Enfin, je trouvais que c'était fou. Donc, je pense que les premiers podcast que j'ai écoutés, c'est bien sûr à bientôt te revoir. Je pense que j'étais en vacances en Grèce, exactement. Je peux te dire sur une plage en particulier dont j'ai oublié le nom, mais je me rappelle de ça. Et donc, sinon, pas tellement, en fait. Pas tellement. Je suis arrivée au podcast, moi, sans vraiment en écouter. Et maintenant, je le fais beaucoup plus. Maintenant, je m'y penche. En fait, c'est devenu plus un automatisme. Maintenant, parce que je vois la richesse, je vois tout ce qu'il y a de génial là dedans. Donc voilà, et j'ai oublié un peu puisque comme ta question était un peu longue...


Anne-Fleur Andrle

Je suis vraiment désolée, mais ma question était quand même sacrément super méga longue. Ma question portait sur le format. Je te parlais des humoristes qu'on retrouve beaucoup sur YouTube. En tout cas au format vidéo, sur Insta, etc. Sur le podcast, c'est assez nouveau. Du coup, je me demandais comment ça a été le déclic pour toi de lancer Vulgaire initialement au format audio, au format podcast.


Marine Baousson

En fait, Vulgaire est né d'une idée que j'ai eue dans cette cuisine. Exactement dans laquelle je suis actuellement quand j'étais avec Sophie-Marie parce qu'elle me disait "Je réfléchis à des nouveaux concepts pour Binge" et moi, je lui avais dit que ce serait génial de faire un truc. En fait, on a pensé quelque chose, mais c'est une idée que j'ai eue et c'est une idée que j'ai eue en me disant elle pourrait le faire. Ce serait chanmé. Et mon idée, c'était de faire un truc où un scientifique expliquait en 2 minutes quelque chose, me l'expliquait à moi. Moi, je l'entendais et je le réexpliquais à Sophie-Marie et Sophie-Marie le réexpliquait dans le podcast. C'était un podcast en trois parties. Etant donné qu'elle en faisait rien et que moi, je trouvais que l'idée était super. En fait, au bout d'un moment, je me suis dit Ah ben, je vais faire un podcast et tout le monde plein d'humoristes m'ont dit "non, fais des vidéos, c'est les vidéos qui marchent" et donc j'ai tenté de passer ça en vidéo et ça ne marchait pas trop. Mais je n'arrivais pas trop à me l'avouer. Pour tout te dire. Et surtout qu'en plus, j'avais fait venir quelqu'un. Tu vois, j'avais fait venir une spécialiste, une fille super. C'était sur les abeilles. Elle était passionnante, elle était drôle. La meuf était super, mais y avait un truc qui fonctionnait pas dans le format. Et en fait, coup du destin. Coup du sort, le réalisateur a eu un problème, son ordinateur a cramé et toutes ses sauvegardes, tous ses disques durs ont cramé en même temps. Il n'avait plus rien. Mais après, c'était catastrophique pour lui car c'est son boulot. Donc, en fait, on avait plus la matière pour le faire. Donc, quand je me suis dit bon, c'est un signe de destin du destin, il ne faut pas le faire. Et puis là, pendant le confinement Binge m'a contactée pour faire fort, pour réfléchir encore à des idées. En fait, je me suis dit je vais le faire. Et donc, en fait, pendant confinement, je me suis dit il y avait Mathilde, d'Acast, qui est super et qui m'avait dit "Bah écoute, nous, on peut soutenir. Si tu en as envie, on va t'aider. Moi, je t'aiderais" et donc c'est ce qu'elle a fait. Je l'ai appelée pendant le confinement. On a eu un coup de téléphone d'une heure. Je me rendais bien compte que je connaissais rien au podcast, mais elle a été super sympa. Elle m'a encouragée et c'est là que je me suis lancée. Je pense qu'aujourd'hui, un vrai truc qui se fait et il y a de plus en plus d'humoristes qui arrivent. Souvent pour des entretiens, mais je pense qu'il va y avoir de plus en plus d'humoristes qui vont arriver faire des choses. Et moi d'ailleurs, j'en parle à tout le monde. Je dis à tout le monde "mais faites des podcasts, c'est génial" parce que tout est possible. Tout peut s'en inventer encore.


Anne-Fleur Andrle

Je nous le souhaite parce qu'en tant qu'auditeur, c'est quand même sacrément chouette. Alors tu nous as parlé que le premier podcast que tu as écouté qui t'a inspirée. J'aimerais bien qu'on parle un peu plus de tes écoutes de podcasts. Est ce qu'il y a un épisode toute année, tous podcasts, tous styles confondus, qui t'a plus marquée qu'un autre? Et dont tu pourrais nous parler un petit peu?


Marine Baousson

Écoute, en fait ce serait plutôt une série de podcasts et pas un épisode en particulier. J'ai adoré Rends l'argent de Titiou Lecoq. Je trouve que c'est un podcast hyper intéressant, hyper léger.


Anne-Fleur Andrle

Ça me fait super plaisir parce que c'est un podcast que je ne connais pas et j'adore avoir des recommandations de podcasts, raconte un peu.


Marine Baousson

C'est Slate, je crois. J'ai adoré. J'ai adoré son angle. J'ai adoré le nombre d'épisodes. Je crois que c'est pile poil le bon. Rends l'argent, en fait, c'est Titiou le Coq qui se dit qu'avec son mec ils ne parlent jamais d'argent, et elle se rend compte que, peut être, elle fait jamais les comptes. Ça ne va pas du tout. Et en fait, elle, elle questionne la question de l'argent de manière générale dans le couple, et pas que d'ailleurs, mais surtout dans le couple. Et sur comment est réparti l'argent? Comment est utilisé l'argent dans le couple? Elle se pose pleins de questions et c'est hyper intéressant parce que du coup, elle voit des banquiers, des notaires, des femmes qui racontent leur divorce. Comment ça s'est passé? Et ça te fait réfléchir à comment tu partages l'argent avec la personne avec qui tu vis. Et souvent, c'est encore une fois une question féministe, c'est les femmes qui sont désavantagées. Et en fait, c'est très intéressant et c'est très bien fait parce que justement, c'est très léger et c'est très abordable. Elle questionne des gens qui ont des spécialités et avec sa sympathie et sa gentillesse et son humour. Vraiment beaucoup d'humour. C'est hyper bien monté, c'est hyper bien fait et c'est hyper intéressant. Moi, j'ai adoré. J'ai adoré sa série.


Anne-Fleur Andrle

Je note ça et je mets ça dans les notes de l'épisode ainsi que dans la playlist Spotify, avec tous les épisodes qui sont recommandés par mes invités et dans les sélections du podcast. Du coup, c'est quoi actuellement le podcast dont tu ne loupes absolument aucun épisode.


Marine Baousson

C'est Venus s'épilait-elle la chatte. Ah oui, il n'y a pas de doute. Après, il n'y en a pas beaucoup des épisodes. Mais je les ai écoutés et réécoutés. Je trouve ça tellement hyper intéressant. Vraiment, je les ai adoré, je les ai adoré et j'adore.


Anne-Fleur Andrle

En tant que auditrice, est ce que tu es plutôt podcast court (moins d'une demie heure) ou plutôt très long ?


Marine Baousson

Bah, j'en sais rien, en fait. Plutôt long.


Anne-Fleur Andrle

Est-ce que ça dépend de ce que tu écoutes ?


Marine Baousson

Ouais ça dépend de ce que j'écoute. Mais en fait, je me rends compte que quand c'est trop long, ça me gonfle parce qu'il faut réfléchir à quand tu vas écouter tout ça. C'est un peu chiant, mais quand même plutôt podcast long. Quand je cuisine un truc.


Anne-Fleur Andrle

Est ce qu'il y a un conseil que t'aurais aimé qu'on te donne avant de se lancer dans le podcast? Qui aurait pu t'aider et que tu pourrais du coup partager avec quelqu'un qui se lance actuellement?


Marine Baousson

Justement, que c'était bienveillant comme communauté. En fait, je pense que je me suis beaucoup pris la tête pour que ça plaise. Et pour pas choquer. Or, je pense qu'on peut faire les choses. C'est ça qui est magnifique avec le podcast. Souvent, c'est des gens qui les font eux mêmes qui écoutent. Au final, les gens sont gentils et donc peut être prend moins de pincettes et dire plus de choses parce que les gens aussi, si ça leur plait pas, ils se cassent ! Et toi ?


Anne-Fleur Andrle

Décidemment, t'aimes bien me poser des colles aujourd'hui. Non, mais t'as raison de me retourner la question. Je crois que le podcast, c'est un hobby et pour certains, un métier, qui est très d'isolant. On se sent facilement un peu seul. On peut faire beaucoup de choses tout seul, mais je pense que bah voilà, on est humains. L'animal humain est fondamentalement social et donc je pense que je me encouragerait à rejoindre une communauté plus rapidement. Bon, sans transition. Une question rituelle que je pose à tous mes invités est ce que tu sais ce que tu serais aujourd'hui, à quoi ressemblerait peut être ta vie si tu n'avais jamais lancé ton ou tes podcasts ?


Marine Baousson

Je serais désespérée. Je serais au chômage. Bon, je le suis. Mais en tout cas, vulgaire particulièrement m'offre beaucoup de perspectives. Il y a plein de choses chouettes qui vont arriver, et notamment par ce podcast et même beaucoup de choses qui m'arrivent en ce moment. J'ai la chance parce que Vulgaire fonctionne plutôt bien. Alors après, j'ai peu de moyens en comparaison mais de ce que j'ai compris, ça marche plutôt bien et j'ai eu la chance d'avoir des prix. Donc je suis très heureuse, très touchée et très surprise. Et tout ça, c'est trop cool. Et le fait d'avoir un truc qui fonctionne, ça me remplit le coeur. Tu ne peux pas imaginer à quel point, c'est à dire que je me dis "ah ok, tout ce temps là, c'était peut être à un endroit, ce que je fais, trouve une place" et donc ça, ça me touche beaucoup. Et puis ça, ça m'ouvre des portes professionnelles. Je gagne pas encore ma vie avec ça, mais en tout cas, c'est très valorisant. Et pourtant, c'est drôle parce que plus ça va, plus les épisodes se font dans la douleur. J'en ai fait 40. Donc, au bout d'un moment, je vois bien qu'il y a quand même une habitude qui se crée. Et j'ai l'impression parfois de tourner en rond, de faire un peu les mêmes vannes de temps en temps. Et puis, en fait, j'aimerais que ça aille plus vite. Parce que je me dis "oui, j'ai plus l'habitude, ça peut aller plus vite". Tu peux avoir plus d'automatismes, certes, dans certaines parties de l'écriture, mais ma compréhension et la recherche, ça, c'est un truc qui est une grosse partie de ce que je fais. Et puis, quand je trouve, je pense que c'est facile. Je pense que parfois, je me dis tiens, je prends ce thème parce que ça va être un peu simple. Ça va aller vite et en fait, ce n'est jamais simple. Il y en a aucun où je me suis dit Ah ok, facile. Donc voilà, je vais faire les quatre accords Toltèques dans ma tête. Je me dis ça va être facile. Je le sais au fond que ça va être galère. Mais bon, c'est comme ça, mais en tout cas, oui, sans les podcasts. Ouais, en ce moment, ma vie serait bien nulle et je pense que j'aurais bien moins d'estime de moi. Et puis là, oui, il y a un spectacle qui va arriver pour de Vulgaire. C'est génial. Et puis, et puis d'autres choses encore. J'en parle pas encore, mais c'est chouette.


Anne-Fleur Andrle

En tout cas, j'aurai beaucoup de plaisir à suivre tout ça. S'il y avait un seul épisode qu'on devait écouter de Vulgaire, si on ne connait pas encore son podcast ou même si on le connaît, mais qu'on les a pas tous écoutés, ce serait lequel que tu me recommanderais absolument ?


Marine Baousson

Lourdes. Le premier. C'est un de ceux qui reviennent le plus souvent. C'est celui là que j'ai gagné à Paris Podcast Festival. Donc, je pense que Lourdes, il est bien. Moi, j'aime bien aussi le clitoris. Je trouve que j'étais fière quand je l'ai sorti. Je l'ai trouvé drôle. Je l'aime bien. Voilà, ça fait deux.


Anne-Fleur Andrle

Je vais compléter cette liste. Il y en a un qui m'a beaucoup fait réfléchir. Alors ils me font tous beaucoup rire. Cela n'est peut être pas le plus rigolo, mais il m'a beaucoup fait réfléchir et il a changé ma manière de faire. En tant que podcasteuse, c'est celui sur la langue des signes. Voilà où vous explique fondamentalement les problèmes d'accessibilité aux malentendants. Et voilà, dans le podcast, c'est un vrai sujet. Est ce qu'on considère que les malentendants n'ont pas le droit d'avoir accès aux podcasts ?


Marine Baousson

Mais en fait, l'accessibilité, je pense que c'est nécessaire et en fait, c'est drôle parce que ce podcast n'est pas très marrant. Le podcast sur la langue des signes française n'est pas très drôle, mais moi, j'ai bien aimé le faire parce que j'ai vraiment eu un choc en réalisant à quel point les personnes sourdes ou malentendantes étaient exclues de plein de choses. Mais en même temps, c'est aussi une communauté qui est très militante. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui militent et j'avais, j'ai fait vérifier mes textes. J'ai vraiment fait hyper gaffe et quand même, on m'a fait des retours, donc je les ai édités. C'est compliqué de rendre accessible ces contenus, mais c'est absolument nécessaire. Et en fait, de ce que j'ai compris, en tout cas dans les comptes de personnes militantes que je suis, ils disent que les gens disent souvent qu'ils n'ont pas les moyens ou qu'ils n'ont pas le temps. Et franchement, moi, c'est vrai. C'est à dire que vraiment, j'ai fait traduire en langue des signes l'épisode sur la langue des signes. Mais cette traduction, cette interprétation, en l'occurrence, elle est plus chère que la production du podcast. Donc en fait, c'est cher. Et moi qui suis en auto production, je n'ai pas l'argent pour ça. Pourtant, il faudrait que j'arrive à le trouver pour le faire. Donc déjà, je pense que les textes déjà très bien, mais ce n'est pas la même chose. Donc, il faut qu'il faut trouver un juste milieu. Félicitations, c'est cool, si tu le fais, c'est chouette, quoi. Mais ça m'a donné envie de moi de faire des spectacles d'humoristes. Ben ouais. Traduits en langue des signes et interprétés en langue des signes en direct. Ça me donne vraiment envie. Après, faut monter le truc. Mais voilà, je réfléchis à ça, mais tant mieux, c'est trop cool. En tout cas, je suis trop contente de savoir que ça fait avancer. Tu as eu des retours?


Anne-Fleur Andrle

J'ai commencé depuis une semaine à les transcrire. Je fais que sur Génération Podcast qui est un nouveau podcast. Donc je traduis, transcrit les interviews. C'est tout récent, donc on verra aussi si ça sert. Mais j'espère.


Marine Baousson

En fait, c'est ce qui est important si c'est que les gens n'aient pas à demander : que ce soit disponible, mais que les gens n'aient pas à demander. D'après ce que j'ai compris. Franchement, là, je te parle de mon point de vue de Marine.


Anne-Fleur Andrle

Qu'est ce que je peux te souhaiter pour la suite, Marine?


Marine Baousson

Que les gens continuent d'écouter Vulgaire et que je continue de trouver de l'intérêt dans les sujets et que de plus en plus de gens l'écoutent. Et que j'ai plein d'autres idées.


Anne-Fleur Andrle

Ça marche. Écoute, on te souhaite tout ça. En tout cas, t'as quand même pas l'air vraiment de t'ennuyer dans ton cerveau. Il y a l'air d'y avoir 70 idées à la seconde. Un petit mot de la fin?


Marine Baousson

Merci. C'est ça mon petit mot de la fin ! Merci. Merci à toi. Encore une fois, t'as beaucoup partagé mon podcast et ça a vraiment eu un impact. Donc, merci beaucoup. C'est vraiment gentil et je suis très reconnaissante. Merci.


Anne-Fleur Andrle

Ça me fait très, très, très, très, très plaisir. J'adore quand mes recommandations servent à quelque chose et que ça permet vraiment à des gens de découvrir de nouveaux podcasts, des trucs vraiment pour se faire plaisir. Donc, tu me fait très plaisir en me disant ça. Merci à toi ! Longue vie à Vulgaire et on espère la saison 2 de Parodicast. Je te dis à très bientôt. Bonne continuation, Marine !


Marine Baousson

A très bientôt. Merci beaucoup.

Texte retranscrit et adapté à partir de l'épisode 10 de Génération Podcast. Edité pour la compréhension.


Écoute l'épisode avec Marine Baousson juste ici.