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  • Anne-Fleur Andrle

De l'autre côté du micro avec Alexandra de Histoires de Prénoms

Mis à jour : févr. 16

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro.


Aujourd'hui, je te présente la jolie voix qui se cache derrière le podcast « Histoires de prénoms » : Alexandra. Avocate de jour, podcasteuse le reste du temps, maman aussi… Le quotidien d’Alexandra est bien rempli! J'ai adoré la découvrir et en apprendre encore plus sur la genèse de « Histoires de prénoms ».


Une anecdote qui a retenue mon attention : Est-ce que tu savais que si le concept était super clair dans la tête d’Alexandra, elle avait un petit peu peur, un petit peu du mal, comme beaucoup d'entre nous, à franchir le pas, à se lancer et finalement c'est son mec, qui, après avoir regardé la chaîne youtube de Pauline Laigneau, à noter le matériel dont elle avait besoin, lui a commandé et elle a pu enregistrer son premier épisode et se lancer?


En plus, Alexandra est une ÉNORME fan de podcasts alors accrochez-vous car elle a une tonne et demie de recommandations pour vous. Dans cet épisode, Alexandra nous parle de ses épisodes et podcasts préférés, et les voici :

Écoute l'épisode avec Alexandra de Histoires de Prénoms juste ici.




Allez hop, plongée dans l'univers d'Alexandra.


Anne-Fleur Andrle

Coucou Alexandra ! Bienvenue dans Génération Podcast. Comment ça va?


Alexandra

Ca va, ça va merci beaucoup. Je suis impressionnée parce que c'est la première fois que c'est moi qui passe de l'autre côté, qui ne suis plus hôte mais interviewée.


Anne-Fleur Andrle

Je suis d'autant plus fière d'être la première, très honorée merci beaucoup. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots et présenter ton podcast « Histoires de prénoms ».


Alexandra

Je suis maman d'une petite fille qui va avoir 2 ans. Je suis avocate à plein temps à Paris et à côté de ça j'ai lancé il y a une petite année un podcast qui s'appelle « Histoires de prénoms » dans lequel j’interroge des parents sur l'histoire cachée derrière le prénom de leur enfant. Ils viennent m'expliquer le cheminement et le pourquoi du comment ils ont décidé d'appeler leur enfant de tel ou tel prénom.


Anne-Fleur Andrle

Tu le sors tous les combien de temps, du coup, ton podcast?


Alexandra

On va dire que depuis septembre où c'est devenu un peu plus sérieux je le sors une fois par semaine, tous les mercredis.


Anne-Fleur Andrle

Le jour des enfants !


Alexandra

Exactement ! Mais ce n’était pas le cas avant, donc c'est vraiment depuis septembre que je suis très régulière.


Anne-Fleur Andrle

Ca a été quoi le déclic pour toi? Tu dis justement que tu es la maman d'une petite fille en bas âge, est-ce que ça a contribué à ton envie de raconter des histoires de prénoms ou rien à voir? Comment ça s'est passé?


Alexandra

En fait, j'ai toujours écouté beaucoup beaucoup de podcasts depuis, peut-être 6 ans.


Anne-Fleur Andrle

Ah ouais, une des toutes premières à les écouter en France, non?


Alexandra

Je pense que j'ai écouté au tout début et j'ai commencé avec « Serial » quand le podcast américain est sorti, voilà. La première saison, c'était une enquête judiciaire et la journaliste refaisait le procès, enfin toutes les enquêtes c'était passionnant! Donc moi j'ai écouté ça et après j'ai écouté plein plein plein de podcasts américains toujours un peu ça, toujours des procès, des enquêtes, j’adorais. J'ai écouté, en France, « Affaires sensibles » et c'est à peu près tout. J'en n’écoutais pas beaucoup en fait des podcasts en France et après je suis tombée enceinte. J'ai eu une grossesse compliquée, un accouchement compliqué mais j'écoutais toujours pas de podcast sur la maternité parce que franchement, je ne savais pas que ça existait. Et quand j'ai repris le boulot, donc quand ma fille avait 6 mois, là j'ai découvert « Bliss », le podcast de Clémentine Gallet. Je l'ai découvert parce qu'elle était interviewée dans un autre podcast qui s'appelait, je crois, « Déviation » ou les gens venaient parler de reconversion. Du coup, en l’entendant, je me suis dit: « Ah bah tiens je vais aller écouter Bliss », j'ai adoré ! Surtout, ça fait vraiment écho à ce que j'avais vécu. Voilà, je me suis sentie moins seule, enfin j'ai trouvé ça génial génial génial et du coup j'ai été en écouter d'autres. Donc, j'ai surtout été écouter la « Matrescence », enfin voilà ces podcasts autour de la maternité. Les deux gros en tout cas. Je parle d’il y a plus d'un an et demi, j'ai l'impression qu'il y en a plein qui sont arrivés depuis mais voilà. Non mais c'est pas vrai, j'avais aussi écouté « Nouveau chapitre ».


Anne-Fleur Andrle

Ah je ne connais pas celui-là !


Alexandra

Et c'était aussi là, il y avait pas mal d'épisodes et du coup je me suis dit : « Ah bah j'adore le principe, j'aimerais bien essayer de faire un podcast ». Ça me paraissait infaisable en fait. Tu sais, tout en ne quittant pas mon emploi parce que déjà j'aime mon emploi puis financièrement, c'était juste pas possible en fait de me lancer dans un truc qui ne gagne pas beaucoup d'argent. On n’en gagne pas, en fait. Donc, du coup, je me suis dit il faut que je fasse un truc court parce qu'il me faut le temps de pouvoir monter, faire les interviews, etc. Et j'avais envie de faire quelque chose qui n'existait pas, qui n'avait pas du tout été fait. Et je voulais un podcast joyeux léger sur la maternité. Tu vois, je voulais, en fait, donner un moment aux auditeurs très sympa. Je ne dis pas, il faut bien sûr aborder tout ce que fait Bliss et la Matrescence, notamment, je trouve ça génial. Moi, je suis la première auditrice mais je voulais moi un truc qui soit avec un ton beaucoup plus léger voilà. Et puis, que ce soit un moment doux et avec un format court et du coup j'ai pensé à « Histoires de prénoms » parce que j'étais la seule de mon entourage, enfin de mes amis proches en tout cas, à avoir un enfant et c'était vraiment LA question ! C'était même pas quand est-ce que j'aurai un enfant? Avec qui j'aurai un enfant? C'est comment je vais appeler cet enfant?


Anne-Fleur Andrle

C’est vrai?


Alexandra

Ouais, dans mon entourage, c'était vraiment LA question ! Et dès qu'on disait « Ah, machin a eu un enfant! » machin qu’on ne connaît même pas, la seule, la première question c'est comment il s'appelle ? Comment il s'appelle et pourquoi ? Donc je me suis dit les gens adorent connaître le prénom mais par contre on ne connaît pas beaucoup l'histoire du prénom parce que comme la majorité des gens le disent après la naissance, justement pour pas se prendre des réflexions, c'est un peu trop tard pour demander pourquoi. Parce que, déjà, ça peut être mal pris ! Tu vois si on dit « Ah bon, bah pourquoi tu l'as appelée Sofia ? » par exemple pour le prénom de ma fille et tu vois je trouve que ça ne se fait pas de poser cette question. Ça peut être un peu abrupte et puis en plus quand l'enfant vient de naître bon bah t'es tellement dans autre chose et pendant plusieurs mois tellement dans autre chose qu’après, en fait, le sujet n'est plus trop abordé et c'est dommage parce que les parents se sont tellement pris la tête !


Anne-Fleur Andrle

C'est vrai.


Alexandra

C'est tellement un énorme truc avant la naissance que voilà du coup j'avais envie de remettre un peu ce moment-là au centre et cette décision-là, qui avant que l'enfant naisse est quand même la décision très très importante que tu prends pour lui ou pour elle. Et voilà donc c'est comme ça que j'ai eu l'idée, assez simplement.


Anne-Fleur Andrle

Trop bien ! Du coup, j'aimerais bien savoir entre l'idée et la sortie du premier épisode, il s’est passé quoi? Tu sembles, dans ce que tu expliques, avoir été déterminée assez rapidement à sortir un podcast? Comment est-ce que ça s'est passé concrètement, en vrai?


Alexandra

Ouais mais alors en fait par contre, j'ai mis quand même du temps. On va dire que j'ai eu l'idée, vraiment hyper rapidement, peut-être une semaine après avoir écouté le premier podcast « Bliss ».


Anne-Fleur Andrle

Ah ouais !


Alexandra

Vraiment, je me dis je vais le faire et je veux que ce soit sur les prénoms et tout ça. Donc ça, c'était en septembre et j'ai enregistré mon premier épisode en janvier et pourtant je savais qui était l'amie que j'ai interviewé en premier et j'ai eu quand même assez vite une idée des questions, de tout ça, mais en fait je n’arrivais pas à passer le cap d'acheter du matériel qui est quand même coûteux. C'est pas non plus un gros investissement quand on voit d’autres personnes qui font de l'entreprenariat mais bon je me disais : « Oh là là, mais c'est trop bête, si tu dépenses ça et qu'en fait tu ne fais qu'un épisode » ou « Tu le fais jamais » ou finalement que tu ne t’y tiens pas… Voilà j'arrivais pas à passer le cap et c'est vraiment mon mec, tout le temps, il me disait : « Mais pourquoi tu le fais pas? Mais c'est une super idée, ça va marcher, fais-le ! Fais-le ! Fais-le ! » Et un jour il a pris son ordinateur et c'est lui qui a commandé !


Anne-Fleur Andrle

C'est génial, J’adore !


Alexandra

C’est vraiment à lui que je dois l'existence du podcast parce que c'est lui qui l'a fait !


Anne-Fleur Andrle

Du coup, là, ça fait un an presque tout pile que tu t'es lancée. Tu t'es lancé au mois de janvier 2020 et on est, au jour où on enregistre cet épisode, au mois de janvier 2021, qu’est-ce qu’il t'apporte au quotidien ce podcast finalement?


Alexandra

Bah déjà c'est plein de rencontres, plein d'histoires, c'est plein d'échanges. Je reçois beaucoup beaucoup de messages d’auditrices, parce que c'est quand même à 99%, je pense, écouté par des filles. Beaucoup de témoignages aussi parce qu'il y a beaucoup de gens qui veulent venir raconter l'histoire de leur prénom donc ça, c'est hyper chouette, tous ces moments d'échange et de partage. Il y a beaucoup de mamans que j'ai interviewé avec qui je me suis très bien entendue et avec qui c'était de chouettes rencontres et puis en plus ça me sort tellement de mon métier et ma vie que c'est hyper enrichissant pour moi. Après, je ne connaissais pas Instagram avant de commencer le podcast donc du coup, tu vois, ça a été un peu aussi une découverte Instagram! La maternité enfin surtout le mouvement de la maternité sur Instagram, la libération de la parole et tous les podcasts sur la maternité qui existent comme le tien, même des podcasts, un peu de niche, mais qui aident car on se sent moins seule.


Anne-Fleur Andrle

Si on devait écouter un épisode uniquement de ton podcast, ce serait lequel et pourquoi?


Alexandra

Bah le plus dingue, c'est celui que j'ai sorti cette semaine. L'histoire la plus dingue! C'est l'histoire du prénom Hippolyte, c'est Estelle qui la raconte. Je ne vais pas dire pourquoi, parce que c'est dingue et c'est tout l'intérêt de l'épisode ! Et c'est l'épisode où j'ai eu le plus de messages et de retours. Les gens étaient bluffés et en plus elle a une manière de la raconter qui était très drôle. Donc moi j'ai passé un très bon moment et les gens à l'écoute aussi. Et après, au-delà de ça, parce que son histoire est unique et je pense qu'il n'y en n’aura pas vraiment d'autres comme ça, après je conseillerais les épisodes Elie ou même Roma. Dans un genre différent, qui correspond à l'idée que j'avais du podcast c'est de raconter et d'aller expliquer la signification, le choix, l'idée de faire hommage à quelque chose ou au contraire pour l'épisode d’Elie, comme des fois tu te rends compte que le choix d'un prénom peut être hyper troublant parce qu'il peut renvoyer à plein plein de choses, qu'en fait, t'avais jamais conscientisé, que tu ne savais pas que ça allait arriver et en fait ça colle parfaitement.


Anne-Fleur Andrle

J'ai déjà écouté celui de cette semaine sur Hippolyte, j'ai déjà écouté Roma mais Elie ne me dit rien donc je serais contente de découvrir ça


Alexandra

Et puis, en plus, Danielle a une super manière de raconter des choses. Je pense à l'épisode de Jasmine avec Clémentine Sarlat, que tu as reçu aussi, dans un genre proche de l'épisode Hippolyte parce que son histoire est assez dingue. Je l'ai trouvé vraiment sympa aussi, très sympa. Et j'ai eu beaucoup beaucoup de de retours, les gens ont adoré.


Anne-Fleur Andrle

Justement, comment est-ce que tu choisis tes invités?


Alexandra

Alors, au tout début, quand j'ai commencé je ne connaissais pas Instagram donc je ne connaissais pas d’influenceuses, je ne connaissais pas du tout les mamans Instagram. Puis, j'en ai contacté quelques-unes et j'ai quand même souvent eu des retours positifs. Par exemple, j'avais contacté Émilie Daudin de The brunette parce que le prénom de sa fille, je le trouvais très rare, c'était Pernille. Pareil, Audrey Azzed sur Instagram le prénom de sa fille c'est Joey et du coup c'était deux prénoms assez uniques et donc je m'étais dit : « Ah derrière, il doit y avoir une histoire ! » ou de toute façon ça suscitera la curiosité. Et après, en fait, à un moment donné, au début de l'été je crois, j'ai demandé aux gens qui m'écoutaient qui ils avaient envie d'entendre et j'ai eu tellement de réponses que j'ai des idées maintenant pour longtemps. Après j’interview pas que des influenceuses ou pas que des personnalités mais il y a aussi des témoignages d'anonymes. Et là, j’en reçois spontanément beaucoup beaucoup. Donc après ça met du temps, tu sais, d'écouter, de répondre et tout ça mais bon il y a aussi par ce biais là que j'ai des histoires. Par exemple, la semaine prochaine ce sera une histoire que j'aime beaucoup, elle m'avait écrit pour me raconter son histoire et après on s'est rencontré et on a enregistré.


Anne-Fleur Andrle

D’ac ! Alors du coup je me demandais, tu enregistres plutôt en personne ou à distance ? Enfin, j'imagine que l'année passée et peut-être une partie de l'année à venir apporte quand même son lot de challenges et difficultés pour les rencontres en personne.


Alexandra

Je mettais vraiment un point d'honneur, quand j’ai commencé, à enregistrer en personne. Enfin, en fait, je ne savais même pas qu'on pouvait enregistrer à distance donc voilà. Après il y a eu le confinement donc moi ça a complètement stoppé le podcast. Enfin, je ne savais plus comment faire quoi, je n'avais pas compris qu’on pouvait enregistrer à distance et j'avais peur que le son soit hyper mauvais bon ce qui était un peu le cas en plus au début pour moi. Enfin c'était pas hyper mauvais mais c'était vraiment pas aussi bon et puis j'ai pris un peu le pli de l'enregistrement à distance et maintenant j’enregistre quand même tout ce que je peux faire en personne, je le fais en personne mais clairement entre les confinements, les couvre-feux et les gens aussi qui vivent à l'étranger ou qui vivent pas à Paris et dont j'ai envie d'entendre les histoires, c'est 50/50.


Anne-Fleur Andrle

Comment est-ce que tu prépares, du coup, tes rencontres avec tes invités? Est-ce que tu fais beaucoup de recherches en amont? Est-ce que tu as des conversations poussées un petit peu avant les enregistrements ou est-ce qu’au final, tu te laisses vraiment porter par la découverte de l'histoire de chacun et tu en fais un peu un épisode unique comme ça?


Alexandra

Non mais même pas sauf quand c'est des témoignages d'anonymes parce qu'elles m'écrivent et qu'elles m’expliquent l'histoire et donc, en effet, je l'ai sélectionné mais quand c'est des gens que j'ai sélectionné sur Instagram je ne connais même pas l'histoire, je connais juste le prénom mais après moi c'est un format qui a un peu peut-être un peu comme le tien tu sais, c'est un peu les mêmes questions qui vont revenir. Alors après la conversation va prendre un tour particulier mais du coup tu vois je connais mes questions. C'est un peu une chronologie, je suis la chronologie et puis après je me laisse porter par la conversation.


Anne-Fleur Andrle

Et du coup, en post de production est-ce que c'est toi qui réalise, qui fait le montage ou qui édite? Ou est-ce que tu as un coup de main là-dessus?


Alexandra

Non, maintenant c'est moi ! De la même manière que j'étais incapable d'acheter mon micro, j'étais incapable de m’y mettre. Si, j'avais quand même suivi des petits tutos, c'était Pauline Laigneau, qui a une chaîne youtube là-dessus. Moi j'ai beaucoup écouté, ça m'a beaucoup aidé mais d'ailleurs c'est comme ça que j'ai choisi le matériel à acheter. Et donc, c'est elle qui avait aussi un peu expliqué, le montage et tout. Mais moi, j'arrivais pas à monter donc c'est mon mec qui l'a fait aussi alors qu'il est avocat donc encore sympa. Et c'est son frère qui travaille dans la musique qui est artiste et qui du coup lui, forcément, il était beaucoup plus au fait, c'est donc mon beau-frère qui a monté les 2 premiers puis il a montré à mon compagnon.


Anne-Fleur Andrle

C'est génial ...


Alexandra

Ouais et après je m’y suis mise au confinement et maintenant je fais tout toute seule.


Anne-Fleur Andrle

Trop bien, bravo ! Alors, du coup, maintenant tu maîtrises! Tu montes sur quoi?


Alexandra

Je monte sur Ripper. Oui, oui, je maîtrise. En fait, en réalité, c'est que moi je suis nulle en technique. Mais, en fait, ce n’est vraiment pas très compliqué mais une fois que t'as pris le pli c'est à fond!


Anne-Fleur Andrle

Je suis carrément d'accord avec toi, je crois que quand on se lance dans des projets comme ça on se trouve tous des ressources qu'on ne soupçonnait pas hein?


Alexandra

Ouais sûrement !


Anne-Fleur Andrle

Oui et la technique fait souvent peur mais, en fait, un peu à défaut parce que finalement ça se passe plutôt bien !


Alexandra

C'est ça mais moi c'est vrai que ça c'était un gros frein, et même l'utilisation du micro, du zoom. Mais d'ailleurs, c'est là que ça m'a sauvé la vie les vidéos de Pauline Laigneau.


Anne-Fleur Andrle

Est-ce que, du coup, tu édites, enfin tu montes beaucoup ou est-ce que tu laisses vraiment le flux de la conversation tel quel?


Alexandra

Ça dépend. Mais si je monte quand même mais parce que je veux conserver un format plutôt court donc je monte quand même mais pas tant que ça parce que bon une histoire de prénom c'est rare que ça dure 1h.


Anne-Fleur Andrle

Est-ce que tu as déjà eu le trac avant la sortie d'un épisode ou avant d'avoir rencontré un de tes invité par exemple?


Alexandra

Ah oui, avant la sortie d'un épisode, non. Le seul truc c'est que je me disais « Mince, J'espère que j'ai tout vérifié, qu'il n'y a pas de bug technique » et puis une fois, il y en a eu un, et je me dis ce n’est pas grave je m’y remets, je refais, je remonte, j’enlève et voilà ça me prend 10 secondes et c'est plus très grave finalement ça. Avant les rencontres, oui, je pense mais tu vois le fait que ce soit à distance finalement… Pendant Clémentine Sarlat, je pense que j'aurais eu le trac parce que moi j'ai écouté ses podcasts religieusement et puis elles sont deux à vivre de podcasts sur la maternité.


Anne-Fleur Andrle

Moi aussi j'étais hyper impressionnée quand je l'ai rencontrée.


Alexandra

Moi, comme c'était à distance, du coup c'était plus facile quoi. Tu vois, c'était plus facile et puis en plus elle est très avenante. Peut-être aussi le premier que j'ai fait mais l elle était hyper sympa aussi.


Anne-Fleur Andrle

Tant mieux. Est-ce que tu pourrais partager un des plus gros fail de cette année écoulée de podcasts ? Une galère et comment tu t'en es sortie?


Alexandra

Je n’ai pas vraiment eu de vraie galère. Je dirais les galères peut être ça a été de se mettre à l'enregistrement à distance, de prendre le pli et de de se dire si c'est un petit peu moins bien ce n’est pas grave. Justement, de passer encore outre l'obstacle un peu technique et d'aller regarder comment on faisait sur des blogs. Et puis de s'y mettre quoi ! Donc il fallait juste s'y mettre. Peut-être, finalement, ce n’est pas des fail mais tu sais, peut-être comme toi, des fois, tu contactes des gens, ils ne te répondent pas, ils te répondent pas, te répondent pas parce que sur Instagram, enfin toi, t'es personne comparé à eux et en fait c'était Clémentine Sarlat justement qui dans un podcast sur Le Gratin…


Anne-Fleur Andrle

Non sérieux, c'est énorme parce que c'est, moi aussi en fait, en l’entendant dire ça dans Le Gratin, en disant qu'il fallait la contacter, la harceler, bien sûr avec tous les guillemets, que j'ai pris mon courage à deux mains et que je l'ai contactée.


Alexandra

Exactement et elle dit qu’il ne faut pas avoir peur de relancer, relancer, relancer parce qu’elle disait « même moi je passe ma vie à relancer des gens ». Ouais en fait je le comprends et du coup ça et tu vois bah c'est quand je l'ai écouté, je l'ai relancée et du coup elle m’a dit oui et en fait j'en ai relancé plein. Et puis, tu vois, des fois, quand je relance, les gens finissent par me dire oui. Non pas que je me sois acharnée mais en fait ils finissent par voir mon message parce qu’ils en reçoivent tellement. Enfin, je pense à des gens assez connus, enfin très suivis, elles reçoivent tellement de messages que je comprends bien que le mien passe à la trappe ! Et en fait maintenant je n’hésite pas à relancer, à renvoyer des mails. Quand on m'a dit : « non » je j'accepte. Disons quand même, je ne suis pas folle! Donc ce n’est pas des fail finalement. Enfin, sur le coup, je le prenais très mal qu’on ne me réponde pas. Maintenant, je comprends bien. Ou après, sur les écoutes, il faut accepter qu’il y ait des épisodes qui soient plus écoutés que d'autres. Mais ce n’est pas des échecs dans la mesure où on t'écoute quand même. L'audience c'est peut-être le truc ou j'ai du mal c’est qu’évidemment, je l’ai fait comme un hobby à la base mais après je trouve que c'est comme un écrivain qui écrit un livre, tu as envie que ce soit quand même écouté et où tu mets la barre pour t’estimer satisfaite


Anne-Fleur Andrle

Et alors comment est-ce que tu le places ce curseur?


Alexandra

Je pense que je le place très haut et c'est pour ça que j'ai du mal à m’estimer satisfaite, ce qui est un peu dommage parce que c’est un truc qui démarre, comme un truc qui est censé être un hobby et qui te rend contente et je devrais l'être parce qu'en plus pour un podcast qui démarre, et puis je ne fais pas du tout ça à plein temps, j'ai quand même des belles audiences mais bon j'ai du mal à être satisfaite. Mais je ne sais pas où je mets le curseur pour autant ! Tu vois, je ne sais pas si je me dis : « Ah bah tiens, à 100 000 écoutes par mois, je serai contente ». Je pense que oui mais tu vois j'ai fait 65000 écoutes en décembre. C’est quand même pas mal, j'étais contente mais pas non plus hyper satisfaite. Ça, c'est mon problème dans d'autres domaines aussi.


Anne-Fleur Andrle

Est-ce que tu te souviens d'un épisode qui t'a particulièrement marquée depuis que tu écoutes des podcasts en général ? Un épisode spécifique ?


Alexandra

Tous podcasts confondus ?


Anne-Fleur Andrle

Ouais parmi tous les podcasts que tu écoutes en tout cas?


Alexandra

Je vais parler plutôt des podcasts français parce que j'écoute beaucoup beaucoup de podcasts américains mais c'était mon parcours personnel et le podcast que j'avais besoin d'entendre à ce moment-là c'était Bliss : Le témoignage d'Emilie Daudin sur la césarienne d'urgence parce que j'avais vécu la même chose et personne autour de moi ne l’avait vécu et ça, ça m'a fait vraiment me sentir moins seule donc je dirais celui-là.


Anne-Fleur Andrle

OK très bien. Actuellement, je ne sais pas du coup si ça a changé, c'est quoi ton podcast préféré? Le podcast dont tu ne loupes aucun épisode?


Alexandra

Je dirais que c'est « Bliss » encore, « Bliss » et « La matrescence ».


Anne-Fleur Andrle

Ah ouais quand même, déclaration d'amour total pour les podcasts sur la maternité.


Alexandra

Et ce que j'écoute beaucoup mais ce n’est pas des choses qui sortent toutes les semaines, j'écoute beaucoup de séries et donc par exemple des séries qui m'ont marquées aussi mais c'est pas un épisode mais une série, c’est « Entre »


Anne-Fleur Andrle

Les 2 saisons sont canons d'ailleurs, Laquelle?


Alexandra

La saison 1 de « Entre » de Louie Media. Vraiment c'est un des trucs les plus incroyables…


Anne-Fleur Andrle

Tu veux en parler un petit peu pour ceux qui ne connaissent pas? leur expliquer un peu le concept de ce podcast?


Alexandra

Ouais, je ne veux pas trop dire mais c'est vraiment incroyable. C'est une petite fille, enfin, une petite fille, non ! Elle a 12 ans donc c'est vraiment l'entrée au collège. Elle livre un peu sa vie comme un journal intime, un petit peu et en fait c'est pas du tout cucu ou quoi enfin au contraire, c'est très profond. Et bon, la petite fille est incroyable donc je pense que ça en est pour beaucoup dans la qualité du podcast. J'ai trouvé ça hyper touchant, très beau. Ça me concerne pas du tout parce que j'ai personne autour de moi qui soit en pré adolescence, ma fille a 2 ans. Mais vraiment j'ai trouvé que c'était magnifique et vraiment je recommande ce podcast! En plus c'est très cout. Ça dure 10 minutes et il y en a 10 donc limite j'avais du tout écouter d'une traite, j'ai adoré. Et aussi dans le genre série qui m'a vraiment marquée c'était une série : « Les pieds sur terre ». Donc c'est un podcast de France Culture : c'était une famille dont la fille est enrôlée dans Daesh. C'était incroyable aussi, incroyable à tous les points de vue, tu suis vraiment la famille, tu plonges dans l'intérieur de cette famille et la mère, en plus, était assez extraordinaire et j'avais trouvé ça vachement bien aussi.


Anne-Fleur Andrle

Il ne me dit rien celui-là alors que je suis une grande fan des « Pieds sur terre » ! Je vais le retrouver, je le mettrai dans les notes du podcast avec tous les épisodes que tu recommandes. France Culture franchement d'ailleurs, « Les pieds sur terre » plus particulièrement, je le trouve exceptionnel en termes de portraits, de racontage d'histoires, ils sont vraiment fous.


Alexandra

C'est ça ! Moi les mini séries, j'adore et il n’y en a limite pas assez à mon goût.


Anne-Fleur Andrle

Je te rejoins complètement là-dessus. Je crois que moi j'ai commencé à l'inverse plutôt par des podcasts avec des témoignages assez longs, à des interviews et de plus en plus, je me tourne vers des podcasts pas hyper produits du coup, des documentaires, des mini-séries et je suis archi fan donc merci pour ces recommandations parce que je connais tout!


Alexandra

Ça je suis fan et alors pour le coup, je connais qu’en version anglaise et bien sûr, il doit y avoir une version française, les mini séries fictions. J'en ai écouté aussi que j'ai adoré. Homecoming, par exemple. Maintenant, c’est une série sur Netflix mais à la base c'était un podcast.


Anne-Fleur Andrle

Est-ce qu'il y a un conseil que tu aurais aimé qu'on te donne quand tu t'es lancée et qui pourrait, du coup, bénéficier à des aspirants podcasteurs ou même des podcasteurs tout court?


Alexandra

Moi c'était vraiment sur la technique. Donc, finalement on ne me les a pas donnés directement mais via la chaîne Youtube de Pauline Laigneau, je les ai eu. Puis je sais que maintenant, il y a de plus en plus de formations là-dessus donc moi ça m'a aidée. Après, peut-être le truc que j'aurais aimé qu'on me dise, que j'ai envie de dire aux gens qui sont un peu comme dans ma situation, tu sais on entend beaucoup de gens qui disent : « moi j'ai eu l'idée et puis ça s'est fait, mais vraiment, en 10 minutes ! C'était fait le lendemain ! J'ai acheté mon micro et j'enregistrais, ça cartonnait ». Tant mieux pour ces gens-là ! Il y a des fonceurs et c'est top mais pour les gens qui ne sont pas comme ça ou qui ont des hésitations, j'ai envie de dire que c'est pas grave. Enfin, pour certaines personnes, c'est pas grave de prendre son temps et à la limite ça peut être valorisé et ça n'empêchera pas de s'y mettre à fond derrière. Donc accepter qu’il puisse nous falloir plusieurs semaines ou plusieurs mois pour passer le cap d'acheter son matériel ou d'avoir vraiment son idée ou même de passer à l'enregistrement du premier épisode qui peut faire un peu peur. D'accepter que ça puisse prendre du temps, même dans sa tête mais qu’après, par contre, une fois que s'est lancé, ça roule!


Anne-Fleur Andrle

Très joli conseil ! On te souhaite quoi du coup, là, pour la suite?


Alexandra

Que ça continue ! Des écoutes !


Anne-Fleur Andrle

Les fameux 100000 téléchargements par mois !


Alexandra

Parce qu'en fait le nerf de la guerre c'est d'espérer être sponsorisé : plus t’as d’écoutes, plus tu peux espérer être sponsorisé et donc avec cet argent avoir quelqu'un qui monte et pouvoir, toi, faire plus de choses quoi ! Parce que bon moi là clairement j'ai un emploi d'avocate à plein temps, une petite fille, un podcast une fois par semaine, je peux difficilement faire plus ! Et pourtant j'aimerais faire plus ! Et tu vois, j'ai d'autres idées mais là, à moins d’arrêter de dormir ça me paraît compliqué ! Donc c'est plus pour ça, parce que je me dis que ça m'aiderait à développer parce que même, enfin je sais pas toi mais moi je fais aussi tout l’Instagram et ça prend du temps. Même démarcher les gens, tout prend du temps pour que ça évolue bien.


Anne-Fleur Andrle

Est-ce que tu aurais un petit mot de la fin?


Alexandra

Belle écoute de tous les podcasts le mien et ceux des autres parce que je considère vraiment qu'il y a de la place pour tout le monde, en tout cas, pour tout type de podcasts à la condition, en effet, de choisir un truc qui soit un peu original mais voilà lancez-vous pour celles qui veulent se lancer et puis continuez d’écouter pour les auditrices fidèles.

Texte adapté à partir de l'épisode 12 de Génération Podcast. Edité pour la compréhension.


Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à me rendre service et à aider le podcast un peu à gagner en visibilité. Pour cela, direction Apple podcast si vous avez un iPhone ou un Mac : laissez 5 étoiles au podcast et un petit mot doux. Ça fait, d'abord, hyper plaisir et ça aide vraiment au développement du podcast. Si vous n'avez pas accès à un iPhone ou un Mac, sachez qu’en parler autour de vous sur les réseaux sociaux ça m'aide aussi énormément.



Écoute l'épisode avec Alexandra juste ici.